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La Pole Dance en Brabant wallon et à Bruxelles : PLACER LA BARRE HAUT

Avec le mois de septembre et le retour des bonnes résolutions nous titille l’envie de se reprendre en main, de bouger, de se dépasser, de retrouver confiance en soi, de s’accorder du temps, de se muscler, de faire quelque chose qui soit un peu hors du commun…. Pour toutes ces (très bonnes) raisons et pour d’autres encore, un super bon plan, la Pole Dance. KESAKO ?



La Pole Dance à Bruxelles et dans le Brabant wallon...

Cette discipline, mêlant danse, acrobaties et gymnastique, se pratique autour d’une barre verticale.

Ha, vous « voyez » déjà mieux !

A l’origine « réservée » aux strip-teaseuses, la Pole Dance, sortie de son environnement sensuel ou érotique, est
actuellement un sport à part entière, à la fois athlétique et artistique.

On la retrouve dans les centres de fitness ou dans les écoles de cirque et elle attire de plus en plus d’adeptes.

Qui mieux placée pour nous en parler, qu’une passionnée qui la pratique depuis plus de 5 ans. Rencontre avec une jeune femme élancée et musclée, Nathalie, professeur de Pole Dance.

Comment définissez-vous la Pole Dance ?

C’est une danse qui se pratique avec une barre en acier chromé et qui est un dérivé de différentes choses, entre autres le mat chinois, les techniques de cirque, le strip-tease aussi. Ensuite ça s’est développé et orienté vers la gymnastique et la danse plus sportive.

A votre avis d’où vient cet engouement ?

Probablement parce que ça a été un peu médiatisé via des émissions de télé qui présentent différents talents artistiques, danseurs ou autres et que quelques stars de Pole Dance ont fait impression sur le grand public. Du coup, de plus en plus de gens connaissent et s’y intéressent.

Parle-t-on  plutôt de danse ou de gymnastique ?

C’est de la danse mais c’est en fait encore un peu flou. Il n’y a pas encore de structure qui chapeaute les différentes écoles, pas de règles, chacun fait un peu les siennes en fonction de ce qu’il a appris et donc ça se développe de plein de manières différentes. Il y a des cours qui sont proches du fitness, de la gym, avec beaucoup d’acrobaties, il y a des approches plus dansées, plus artistiques. Un peu comme dans le cirque, il y a une transmission du maître à l’élève.
Mais des compétitions s’organisent et la demande toujours croissante va inévitablement déboucher sur une règlementation. Il y a d’ailleurs des propositions dans ce sens et même pour que la Pole Dance devienne une discipline olympique.

En quoi cela consiste exactement ?

Faire des mouvements acrobatiques autour de la barre. On « tient» grâce à la matière de la barre au contact de la peau. Il y a une adhérence qui se fait entre  la peau qui est chaude et l’acier chromé et qui va permettre de ne pas tout prendre au niveau du corps et de tout faire en force. On exécute des figures où l’on tient avec une jambe, avec le dos, ou le côté du corps et le but est qu’elles soient de plus en plus impressionnantes.
La barre peut être utilisée sous deux formes différentes, soit statique, elle est alors fixée entre le sol et le plafond et ne bouge absolument pas. C’est le danseur qui doit donner l’élan et la force pour exécuter sa rotation. Soit elle est en mode « spinning » et grâce à des roulements à billes, elle tourne sur elle-même, donc dès qu’on bouge un peu, on est emporté par la barre, ça permet des mouvements beaucoup plus fluides. Dans une chorégraphie, on peut passer de l’une à l’autre.

Vous vous demandez quels sont les bienfaits d’une telle pratique ? A ce sujet, Nathalie nous donne une réponse presqu’inattendue.

Bien sûr, il y a tous les bienfaits inhérents à toute pratique sportive et la Pole Dance développe les muscles et façonne le corps de manière très esthétique (ce qui n’est pas le cas de tous las sports).

Elle le modèle harmonieusement parce que c’est l’ensemble des muscles qui travaille. On se gaine, on renforce ses abdos, on se fait des fesses et des cuisses en béton, même si la transformation est plus spectaculaire pour le haut du corps. En même temps, on s’étire et on s’assouplit.

Mais ce que Nathalie nous apprend, c’est que La Pole Dance apporte beaucoup au développement personnel et à la confiance en soi. Faire quelque chose d’un peu spécial, réaliser une performance impressionnante, hors du commun, apporte beaucoup sur le plan émotionnel et le fait de se dépasser donne de l’assurance.

Avoir confiance en son propre corps, le faire travailler et en être fière nous en donne une belle image et c’est tout bon pour notre ego ! « Je le ressens chez mes élèves, quand elles se voient accomplir des choses qu’elles n’imaginaient pas pouvoir faire, elles éprouvent une grande satisfaction, de la fierté, et ça les motive énormément ». Avouons-le, ça ne fera de tort à aucune d’entre nous de consolider cette confiance qui nous fait parfois défaut.

A qui s’adresse la Pole Dance ?

A tout le monde, même si les gymnastes ou les personnes sportives sont plus à l’aise parce qu’elles ont plus d’équilibre, tout le monde peut commencer la Pole Dance. En fait tout dépend du niveau que l’on veut atteindre. Le niveau débutant s’adresse vraiment à tout le monde parce qu’on ne développe pas encore énormément la force, c’est beaucoup de suspension et on utilise l’effet de rotation de la barre « spinning ». L’âge ou le poids ne sont pas des freins à cette pratique. Il faut être en bonne santé, évidemment, ne pas avoir de gros problème de dos, et si on est enceinte, c’est mieux d’attendre !
 
Pour vous, on a assisté à un cours de Nathalie. Durée, plus ou moins 1h30. On a commencé par une demi-heure d’échauffement, absolument indispensable pour bien préparer toutes les parties du corps.

Puis, pendant trois quart d’heure, c’est l’apprentissage des figures, ensuite on essaye tant bien que mal de les enchainer dans une chorégraphie. Pouvoir exécuter une figure, c’est une chose, savoir l’intégrer au sein d’une chorégraphie en est une autre.

On ne se vante pas d’avoir fait quelque chose de joli à regarder mais restons indulgentes, c’est une première! On comprend rapidement que les enchainements ce n’est pas simple mais on éprouve une vive satisfaction à les réaliser même s’ils ne sont pas tout à fait réussis. Le temps pendant lequel on peut tenir c’est le temps d’une chanson, entre 3 et 5 minutes pour les plus entrainées.

Bon, nous, on n’a pas regardé notre montre ! Heureusement, il y a quatre ou cinq barres, et on est à trois voire quatre par barre. Ça permet à chacune de souffler un peu, ouf!

Verdict : on trouve ça génial, on n’a jamais rien fait de semblable et…..on aurait bien envie de recommencer.

Donc, en bonnes copines, on vous encourage à essayer !

Arès cet essai, inévitablement, on se demande combien de temps il faut pour arriver à faire quelque chose de « déjà très bien » ? Notre coach nous répond vaguement « Il n’y a vraiment aucune règle. Je vois arriver dans mes cours de plus en plus d’anciennes gymnastes, des filles avec un passé sportif assez élevé, forcément, ces élèves-là apprennent trois fois plus vite. » Oui mais des filles comme nous ?  « Ça dépendra de la motivation de chacune et des entrainements. C’est possible de s’acheter une barre et de pratiquer à la maison donc d’avancer plus vite. » A bon entendeur salut ! 

Envie de taquiner la barre vous aussi?

Nathalie vous accueille dans différentes communes de Namur, Bruxelles, et du Brabant wallon, n'hésitez pas à la contacter au 0494 41 22 49

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