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Patchwork de découvertes

A l’image du nouveau livre d’Armand Delcampe qui évoque les 40 ans de l’Atelier Théâtre Jean Vilar, la nouvelle saison théâtrale 2009-2010 repose sur des rencontres, des découvertes, des choix et des passions. Pour nous en parler : Cécile Van Snick qui n’a pas manqué de nous transmettre son enthousiasme quant aux rendez-vous que l’équipe nous a concocté. Cette année encore, le mot d’ordre était à la diversité… de genres, de formes et de thèmes. Parmi les 22 spectacles proposés, de nombreuses créations et des accueils exceptionnels se mêlent à de bien belles découvertes. Plus aucune raison d’attendre pour réserver vos places ou choisir votre formule d’abonnement. Avec « L’Apostat » - une création mondiale – et « L’Oiseau Vert » un sublime conte pour les familles, l’Atelier Théâtre Jean Vilar démarre en force !



Patchwork de découvertes
Wv.C. : Que nous réserve cette nouvelle saison théâtrale ?
C.V.S. :
C’est une saison très riche et très diversifiée. Très riche, car elle propose 22 rendez-vous, et diversifiée, car tous les genres sont abordés. Le nombre de nos créations est une de ses lignes fortes. Les créations sont les spectacles que nous mettons en œuvre du début à la fin - choix de la pièce, des acteurs, réalisation des décors et production – pour ensuite les faire tourner. C’est une « prise de risque » incontestable. Cette année, nous en proposons 9. C’est beaucoup. Pour info, le Théâtre National en propose 8.
L’autre élément très important, est le nombre d’auteurs belges que nous mettons à l’affiche. Il y en a cinq - et pas des moindres - sans compter les adaptateurs. Nous leur devons, par exemple, « Sur la route de Montalcino » écrit par un jeune auteur, Jean-François Viot, présenté à Spa, « STIB » de Geneviève Damas, « Une sœur de Trop » de Sophie Landresse et « Mon Cul », le one-man-show de Patrick Ridremont. A la fois auteurs, acteurs, metteurs en scène ou encore assistants, tous ont le point commun de multiplier les facettes, d’être jeunes et de figurer parmi les auteurs vivants et directement en prise avec le monde du théâtre. Mettre à l’honneur les artistes de chez nous est un choix que nous revendiquons et, de manière générale, toutes nos découvertes sont le résultat d’un véritable travail fourni par notre comité de lecture. Nous consacrons beaucoup de temps et d’énergie à la lecture de tous les manuscrits que nous recevons, pour, au final, choisir ceux que nous produisons.

Wv.C. : Cette année encore, le programme ne manquera pas de répondre à la mission qui lui est chère…
C.V.S. :
Effectivement, tout a été mis en œuvre pour offrir des spectacles de qualité, très professionnels au plus grand nombre. Nous avons à cœur de porter de grands classiques dans la tradition de mise en scène, de personnages, de distributions tels que « Tartuffe ou l’imposteur », « Lorezzaccio », « Princesse Turandot » ou « Le Cocu Magnifique » et, en même temps, de les faire se côtoyer à des œuvres très contemporaines et non consensuelles. « Mon Petit Soldat », par exemple est une pièce choc écrite par une auteure anglaise de 21 ans qui dresse un constat de la cellule familiale qui explose. Dans le même genre « Trois Vieilles » d’Alejandro Jodorowsky, une de nos créations ou « Après moi, le déluge », de Llüisa Cunillé qui parle de l’Afrique sont, elles aussi, très ancrés dans les sujets de société.
Cependant, outre ces thèmes sociaux et les grands classiques, nous sommes aussi friands de divertissements légers… mais toujours élégants ! Je pense notamment à « Compartiment séducteur » - le monologue charmant d’un homme se trouvant dans un train et qui est très frustré car la femme assise en face de lui ne le regarde pas - ou encore à « Deux petites Dames vers le Nord ». Même s’il parle de la mort, de la vieillesse et de nombreuses autres choses assez graves, par le ton utilisé, la pertinence, l’humour, les chants et les danses en font un véritable bijou grâce auquel on rit et on pleure… le cocktail parfait ! La saison se veut donc diversifiée à la fois dans les thèmes, dans les genres et en même temps dans les formes puisqu’on passe du cirque à l’ancienne grâce à « Volchok », en passant par les marionnettes – « Sur la Dune » et « Trois Vieilles », sans oublier un concert classique et des reprises.

Patchwork de découvertes
Wv.C. : Avez-vous des coups de cœur ?
C.V.S. :
Toutes les créations en général parce que nous les osons ! Une création est anticipée deux ans à l’avance, ce sont donc des projets que nous portons pendant de nombreux mois. De plus, beaucoup sont des créations mondiales, cela veut dire que personne ne les a jamais vues et que c’est nous qui prenons le risque de les porter à la scène. C’est un grand pari et cela représente de grands événements, tout comme le spectacle de Jérôme Savary, « A la recherche de Joséphine ». Il s’agit d’une revue époustouflante qui retrace la vie de Joséphine Baker sur fond de music-hall avec des danseurs, des musiciens de jazz – recrutés après l’ouragan Katrina – et des acteurs de talent qui évoluent « en live » sur la scène de l’Aula Magna. C’est un grand rendez-vous car c’est la première fois qu’il s’arrête en Belgique et c’est une grande fierté pour nous de l’accueillir et, surtout, de le proposer à des prix démocratiques.
Quant à choisir un spectacle en particulier, cela m’est impossible, car j’éprouve une affection particulière pour chacun d’entre eux. Tous ont une bonne raison d’être au programme en vertu de son histoire particulière.

Wv.C. : Une nouveauté de cette année concerne la modification du système de tarification…
C.V.S. :
Effectivement, dans un souci de simplification, nous avons choisi cette année de proposer un prix unique pour tous les spectacles. Nos tarifs n’ont pas augmenté pour autant – ils avaient même diminué l’an passé – et nous avons toujours à cœur de conserver notre collaboration avec article 27 et le CPAS afin d’appliquer des prix particuliers à certaines catégories de personnes. Notre mission de service public est plus que jamais d’actualité. D’autre part, nous proposons différentes formules destinées à rendre les spectacles très abordables. La formule d’abonnement, par exemple, le « Pass Liberté » vous permet de voir quatre spectacles pour 50 euros ou encore un tarif spécial « Dernier rang » à 10 euros. Tout cela contribue à garder le statut de théâtre citoyen, de service public en incitant à faire venir des gens qui, a priori, ne fréquentent pas le théâtre.

Les abonnements sont en vente au numéro vert : 0800/25.325
www.atjv.be

Jean-François de Lavareille
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