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Brabant wallon : Du thé et du consentement, vous en reprendrez bien ?




Que celui qui n’a jamais chopé jette la première bière.


Est-il encore possible, aujourd’hui, de conjuguer liberté sexuelle, guindaille et respect du consentement ?


Chez Thé OK, nous en sommes sûr.e.s.


Mais c’est quoi Thé OK ? Et même…


C’est quoi le consentement ?




 


 
Le consentement mutuel lorsqu’on parle de rapports sexuels, c’est le fait de s’assurer que chaque personne participant à l’acte/la pratique le fait par envie, avec un accord conscient.
 
La zone grise du consentement, quant à elle, est la zone qui rend l’accord de la personne incertain. C’est sentir une hésitation, un doute, sentir que la personne n’est pas totalement consciente de ses actes, qu’elle change d’avis.


C’est laisser à ton ou ta (ou tes) partenair.e.s la possibilité de changer d’avis et de dire « en fait, non ». Cette zone grise du consentement, c’est celle qui nourrit la culture du viol, et qui est encore débattable juridiquement. C’est celle qu’on veut mettre en lumière. Car tout n’est qu’une question d’écoute et de respect.



Thé OK, c’est un projet lancé par trois néo-Louvainistes, inspirées par la campagne Tea Consent de Emmeline May. Pourquoi lier consentement et thé ? Parce que le sexe et le consentement, ça peut être aussi simple que de partager une tasse de thé.


Petite mise en situation : Jacquie prépare du thé pour Michel. Entre deux, Michel s’est endormi. Est-ce que Jacquie peut réveiller Michel pour le forcer à boire sa tasse ?


Non… Ou alors, Michel prépare une super tisane. Jacquie entre deux termine sa bière, et n’est plus très sûr de vouloir du thé (Jacquie préfère le café). Michel peut l’obliger à gouter le thé ? Non… Et bien ça semble rudimentaire, mais ça ne l’est pas toujours.


Quelques faits ?
 
  • La Belgique est un des rares pays à définir la notion de viol comme un non-respect du consentement, et pas uniquement comme un acte de violence et de menace. Nous sommes sur la bonne voie !
 
  • Pourtant, il y a 8 viols déclarés par jour en Belgique (on insiste sur déclarés, 90% des victimes ne portent pas plainte et au final, seuls 4% de ces plaintes se soldent par une condamnation…)
 
  • L’alcool et un milieu festif sont des facteurs de désinhibition et donc, favorisant les risques d’agression. Pour rappel, on établit en 2016 qu’à l’UCL, un étudiant sur huit affirme boire au moins quatre fois par semaine. Peu sont conscients de l’impact que cela a sur leurs relations sexuelles.
 
  • D’après l’étude canadienne du Professeur Massil Benbouriche en 2016 sur les effets de l’alcool et les agressions sexuelles, il établit qu’un homme sur trois pourrait violer une femme s’il est sûr qu’elle ne portera pas plainte. Un homme sur deux affirme pouvoir user de stratagèmes pour convaincre son/sa partenaire de consentir à un rapport. Il y a, encore aujourd’hui, un manque de prévention.
 
  • Lors des agressions sur les campus, 65% des agresseurs et des victimes étaient sous l'emprise de l'alcool lors des faits.
 
  • D’après Amnesty, en 2014, 16% des femmes et 5% des hommes déclarent avoir subi des viols ou des tentatives de viols au cours de leur vie.
 
  • Sur les campus universitaires belges, un étudiant sur 5 a été confronté à une agression sexuelle.
 
  • D’après Serge Garcet, professeur de victimologie ULiège, 17% des jeunes filles vont considérer qu’il est compréhensible qu’un garçon agresse sexuellement une fille si celle-ci a accepté des avances ou s’il s’agit de son ancien petit ami.
 
  • 53 % des étudiants (tous sexes confondus) ont déjà été touchés au niveau des fesses.
 
  • 25 % des étudiants (tous sexes confondus) ont été touchés au niveau des parties génitales.


 
Brabant wallon : Du thé et du consentement, vous en reprendrez bien ?

 
Et donc… Le Projet ?


Comme quoi, il reste beaucoup à faire. Avec Thé OK, le but est d’être présent sur les lieux de vie des étudiants : les cercles, les régionales, les kap, les centres de santé et d’aide psychologique, les centres estudiantins type AGL, sur Facebook, et aux grands événements de guindaille.


 
Par une affiche, un slogan et un petit sachet de thé, c’est inviter chacun à réfléchir à deux fois au partenaire face à lui.



Le consentement en couple, en relation libre, en rencontre fortuite, est une question à se poser. Le consentement, ça nous concerne tous. Hommes, femmes, non-genrés, et de toutes orientations sexuelles. Le consentement, c’est rappeler que non, c’est non. C’est rappeler que rien, c’est non. C’est rappeler que le sexe est un acte intime, à deux (ou plus), et de pleine conscience.



Et maintenant ?
Tu as envie de nous soutenir ?


Nous sommes présents sur Facebook (https://www.facebook.com/theOKconsent/) et à l’écoute de toute demande, conseil, proposition, ou remarque.

Nous te proposons de l’information, des conférences, des stands, … de tout !


Tu veux nous suivre ? on est aussi sur Instagram, et on a un site internet :

https://theokconsentement.wixsite.com/theok

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Tu veux aller plus loin ? Univers Santé, le Point Repère, UCL Together et le Planning familial sont à ton écoute si tu as besoin d’aide ou de soutien.


Tu trouves l’idée de Thé OK originale ? Va jeter un oeil sur le projet à l’origine de tout ça, épinglé sur notre page Facebook !


Le sexe, c’est comme le thé, bois-en avec ceux qui sont OK !

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