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Confrérîye dèl Târte al Djote - Remise des labels 2023


Notre confrérie remettra, après une désolante pause de deux ans due au covid, ses labels de qualité, distribuant de 1 à 5 étoiles aux fabricants nivellois.



Les tastes et les labels

Confrérîye dèl Târte al Djote - Remise des labels 2023



 
L'octroi des Labels de Qualité ne peut être laissé au hasard.



Les fabricants cités au palmarès annuel établi par la Confrérîye sont de véritables artisans. Leur place n'est pas imméritée, bien au contraire : la qualité de leurs produits est sous le contrôle permanent des « Chevaliers tasteurs ».
 

Faut-il rappeler que les Chevaliers se réunissent chaque mois dans l'une des cinq Commanderies instituées au sein de la Confrérîye ?


Inlassablement, ils tastent, toujours à l'aveugle, le produit de chaque fabricant ou revendeur de la place de Nivelles. Les cotes sont établies selon les mêmes règles, selon les mêmes critères et selon la même pondération des points.

 
Le Chevalier organisateur du taste invite ses Confrères à examiner six tartes en moyenne. Afin que chaque fabricant soit tasté par toutes les Commanderies et selon une cadence plus ou moins équivalente, il prend au préalable conseil auprès du Grand Commandeur – le Chevalier commis à la chose – pour connaître le nom des maisons à visiter.


C'est actuellement Michel HUME qui occupe, avec beaucoup de zèle, ce rôle centralisateur important : il tient compte des noms des maisons déjà tastées et collationne les points obtenus et les remarques émises.

 
Le Chevalier organisateur s'enquiert d'acheter anonymement les djotes qui vont être soumises au taste. Il leur attribue provisoirement un simple numéro et est, à ce moment, le seul à connaître le nom des fabricants tastés. Les tartes sont pesées et mesurées pour évaluer le rapport entre leur poids et leur diamètre.


Chaque Confrère attribue séparément une cote pour l'aspect et pour l'odeur à froid.


Après la chauffe, la tarte est découpée en autant de morceaux que de participants et chacun donne à nouveau une cotation sur l'odeur à chaud.


La tarte est ensuite goûtée avec soin, chacun appréciant la qualité et l'authenticité du fromage, de la makayance et de la pâte.
 

 



Sous le palais de ces spécialistes, la tarte va immédiatement se révéler excellente, bonne ou mauvaise. Le fromage peut être agréablement « fait » ou « trop jeune » ou encore « pas assez travaillé » ... Les oignons ou les légumes trop pressés peuvent conférer un caractère d'amertume ou un goût suret alors que, s'ils sont finement hachés, ils s'harmonisent au fromage et donnent une délicieuse makayance.



L'assaisonnement est-il trop ou pas assez prononcé ? La pâte est-elle une vraie pâte à pain ou malheureusement feuilletée ou, pire encore, sucrée ?
 
Selon un système de pondération de points pour ces divers critères, chaque Chevalier attribue ses cotations librement, sans influence, en son âme et conscience et selon son goût personnel. Le Commandeur note avec soin toutes les remarques, comptabilise l'ensemble des points et en retire une moyenne générale. C'est seulement à la fin de toutes ces opérations que le nom des fabricants finalement dévoilé.


Les moyennes sont ensuite transmises au Grand Commandeur qui les rassemble dans les calculs généraux. Ainsi, il peut voir, à tout moment de l'année, la situation d'un fabricant et lui faire une remarque éventuelle pour corriger une situation étonnamment anormale.
 


 
Quelques semaines avant la cérémonie de remise des Labels, la Grande Commanderie, composée des cinq Commandeurs et du Grand Commandeur et sous la présidence du Grand Bailly assisté des deux Prévôts, établit le classement des maisons labellisées.

 
Grâce à tout ce travail et à l'expérience engrangée depuis quarante deux ans déjà, la Confrérîye peut se targuer de défendre avec professionnalisme notre bonne vieille Târte al Djote. Elle est fière d'être ainsi la gardienne d'un patrimoine que chaque Aclot apprécie et veut faire partager.
 

Le palmarès qui proclame les meilleurs fabricants de Târtes al Djote est maintenant reconnu et attendu par l'ensemble des Nivellois et des touristes. Il est considéré, à juste titre, comme la référence sérieuse.
L'octroi des Labels de Qualité n’est vraiment pas dû au hasard.
 



La Confrérîye dèl Târte al Djote a tradition de remettre ses Labels de Qualité, chaque année, un mardi dans le courant du mois de février. En 2023, la remise des Labels de Qualité aura lieu le mardi 21 février.

 

La cérémonie se tient au Waux-Hall, en présence du « tout Nivelles », dans une salle pleine à craquer.

 


Les Labels sont attribués sous forme d'étoile(s). Jusqu'en 2004, les Labels comptaient de une à quatre étoiles (de 60% à 66%: 1étoile-de 66% à 72%: 2 étoiles - de 72 % à 78% : 3 étoiles - 78% et plus : 4 étoiles).

 

En 2005, pour célébrer son 25ème anniversaire, et depuis lors, la Confrérîye décerne une 5ème étoile aux meilleurs des fabricants qui atteignent et dépassent les 84%, tout ceci sans pour autant changer les valeurs d'attribution des autres distinctions.

 
Les Labels constituent le résultat d'une année de tests sérieux, anonymes, effectués chaque mois par les Confrères qui se réunissent en « Commanderies ». Celles-ci sont appelées à coter, en aveugle, les tartes des fabricants et revendeurs de Târtes al Djote.

 
Toutes les maisons tastées au cours de l'année ne sont donc pas nécessairement labellisées.
 

Historique de la Confrérîye dèl Târte al Djote


 
Au printemps de l’an de grâce 1980,
une poignée de Nivellois d’horizons différents, tant politiques que sociaux ou philosophiques, s’unissent pour constituer une confrérie, qui aura pour objectif premier la sauvegarde du patrimoine culturel, folklorique et gastronomique de leur vieille cité.


Cette création est le fruit de l’imagination du comité de jumelage Nivelles-Saintes qui souhaite fêter avec éclat les vingt ans du rapprochement des deux villes. Par l’entremise du secrétaire communal Jacques DEFLANDRE, son président Roger JEUNIAUX approche Louis HAVAUX, initié aux fastes des confréries vineuses françaises. Ce dernier accepte sous la condition de donner à cette nouvelle confrérie une aura proche des jurades de grand renom.


Un comité est rapidement mis en place. Autour du Grand Bailly Pierre VANDERBORGHT, il regroupe les prévôts François PECRIAUX et Roger COLLET, le tabellion Willy VANDERWALLEN, le grand argentier Guy SYMONS, le grand intendant Roger JEUNIAUX, le grand chambellan Louis HAVAUX, le connétable Jacques DEFLANDRE, le chancelier Marc BERTAU, l’intendant Michel HARCQ et le héraut Michel FERRIERE.


 
Ce comité prend le nom de « Conseil Noble » et tient ses premières assises le 16 mai 1980, à l’Epier, en vue de préparer le premier Chapitre solennel dit « du Jumelage ».

 
Il se réunit dans le cloître de la Collégiale le dimanche 21 septembre 1980. Le « Grand Conseil » se compose des précités et de 19 autres Chevaliers : Jacky ANCIAUX, Willy BRUN, Jean-Marie BERTRAND, Jacques COMPERE, José DAMBREME, Maurice DELALIEUX, Hugues DELVOYE, Fernand DEPREZ, Jean-Marie GOUGNARD, Robert HAMBLENNE, Achille HEUCHAMPS, Pol JACQUEMIN, Remy JEANSON, Alfred MOLLE, Yvan PANIER, Marcel PARTAGE, Raymond QUEWET, Jean-Michel SCHLICKER et Jean VANDENDRIES.

 
Ce dimanche-là, le soleil est de la partie. Des centaines de Nivellois viennent assister à l’adoubement du Gouverneur de la Province de Brabant, Yvan ROGGEN, ainsi qu’à celui de Marcel PLASMAN et Désiré GUILLAUME (bourgmestre et bourgmestre honoraire de Nivelles), de Jean de Nivelles et de personnalités françaises, dont le maire-adjoint de Saintes.



Dans une lettre datée du 25 septembre 1980, la Ville de Nivelles adresse ses félicitations à la Confrérîye, considérant que le Chapitre avait été une réussite remarquable et avait constitué le clou des « Fêtes du Jumelage ».


 
Afin de réaliser l’objectif de « sauvegarder les coutumes culturelles, folkloriques et gastronomiques de Nivelles », le Grand Conseil crée immédiatement une « Commanderie de Taste-Djote » dont la mission consiste à déguster à l’aveugle des Târtes al Djote vendues à Nivelles en vue de l’attribution d’un label de qualité.


Il met également en place une « Commanderie des Us et Coutumes » assurant la recherche des documents écrits sur les traditions nivelloises, les jeux et foires de quartier susceptibles de procurer les éléments propres à illustrer les fêtes et Chapitres ainsi que faire renaître l’ancestrale fête du « Katamayî ».


  
 

Historique de la Confrérîye dèl Târte al Djote




En commémoration de la consécration de l’abbatiale de Sainte-Gertrude le 4 mai 1046, l’abbesse et ses chanoinesses rendaient visite à l’Hôtel-Dieu pour offrir aux nécessiteux des friandises et des tartes au fromage. Cette tradition engendra la fête du « Katamayî », déformation du 4 mai, 4 à mai, kat à maï. Le 3 mai 1981, la Confrérîye restaure cette tradition et se rend à l’hospice fêter son premier « Katamayî ».

 
Depuis cette époque, chaque année, la Confrérîye donne l’aubade aux seniors de la maison de retraite. Cette tradition est reprise dans les activités de la Confrérîye. Comme jadis, les djotes sontdistribuéesàvolonté ainsiquelevinetlabière.Cettefêteestl’occasionde donner ainsi un moment de plaisir aux anciens grâce à l’aide financière des Services Clubs.

 
Au cours de son existence la Confrérîye va aussi tenir quelque cinquante chapitres. La plupart se sont déroulés en Belgique et particulièrement à Nivelles dans des lieux souvent prestigieux comme dans la salle impériale de la Collégiale, le cloître ou la crypte ou encore la nouvelle salle de la Cour d’Assises du Palais de Justice.


Mais elle tient chapitre aussi à l’étranger en 1982 et 1997 à Saintes, en 1988 à Lisieux avec des confréries normandes, en 1990 à Saumur avec la confrérie de Saumur Champigny, en 2001 à Montargis, en 2004 à Luxembourg et le 29 mars 2009 à Desenzano del Garda.


Le chapitre dit « del Roûse » du 27 septembre 1981 a lieu, dans les cloîtres et est suivi d’un banquet de clôture... aux flambeaux. On intronise notamment les auteurs-compositeurs tels Willy CHAUFOUREAU, Georges CHARLES, Lucien LEVEQUE, André et Raphaël DELCOURT, Jean QUINOT, Louis GENTY, Jean DETOURNAY. On rend un hommage tout particulier à une série « d’omes qui ont tant vu voltî leû vile yè qui l’ont moustré pus d’un coû », Octave GRILLAERT, Ursmar SCOHY, Franz DEWANDELAER et Georges WILLAME, l’auteur « del Roûse ».


 
Il y a lieu d’épingler des chapitres prestigieux tels ceux organisés avec les Hospitaliers de Pomerol (1981), les Échansons du Pape (1982). En avril 1984, la confrérie de la véritable tarte flambée alsacienne « Flammekueche » unit sa destinée à notre Confrérîye. Un mariage est même célébré par le bourgmestre Louis GLIBERT, dans le hall du Waux-Hall.



C’est en compagnie de la très ancienne « Jurade de Saint-Émilion » que l’on fête le quinzième anniversaire dans la crypte en 1995. Ce dernier est suivi d’un repas gastronomique de haut niveau dans les salons de l’Hôtel de Ville. Il est préparé par les Maîtres Cuisiniers de Belgique, dirigé par Freddy COLETTE et accompagné de tous les grands crus de Saint Emilion.
 
En 2005, le chapitre du 25ème anniversaire avec les « Vignerons Échevins des Satellites de Saint-Emilion » a pour cadre la belle salle de la Cour d’Assisses du nouveau Palais de Justice, suivi en 2010 d’un grand chapitre du 30ème anniversaire, l’occasion de faire un bilan plus que positif quant au rôle  important de notre association dans la vie nivelloise.
 
 
C’est au cours de ces manifestations que plus de 700 personnes sont intronisées compagnon ou chevalier d’honneur. Les représentants des confréries amies sont bien sûr repris en grand nombre dans cette liste mais aussi des hautes autorités civiles, militaires et même ecclésiastiques, des personnalités issues de milieux culturels et économiques, des artistes, des sportifs ou encore des représentants des médias.


 
Le titre de Prévôt d’Honneur est attribué à Saint-Michel en 1984, à Manneken-Pis en juin 1992 et à Djan-Djote en 1994. Mais la plus prestigieuse intronisation dont s’enorgueillit à juste titre la Confrérîye est certes celle de Sa Majesté le Roi Baudouin à qui fut attribué le seul titre de Grand Bailly d’Honneur.


C’était le 16 septembre 1984. Quel honneur pour ces Chevaliers d’avoir été choisis pour accompagner nos souverains et leur faire déguster l’ancestrale tarte. Ce ne fut pas la seule rencontre avec les membres du Palais Royal.

 
Lors de la « Joyeuse Entrée » de Philippe et Mathilde, en 1999, la Confrérîye a la joie de les recevoir à l’Hôtel de Ville. En 2003, elle fait déguster sa tarte à nos souverains Albert II et Paola.


Si les chapitres sont l’occasion de conférer titres et honneurs, ils sont bien souvent l’occasion mettre en scène des « jeux scéniques ». Au départ Raymond QUEWET, avec la toute jeune « commission des us et coutumes » est le maître d’œuvre de ces spectacles.



On se souvient des « Jeux de l’Abbaye » en 1984, « L’homme de cuivre » en 1987, « Hardy Citoyens » en 1989, « Tavau Nivèle » pour le dixième anniversaire en 1990.  Jean VANDENDRIES reprend le flambeau et compose « les Jeux de la Djote » en 2000. La mise sur pied de tel spectacle retraçant des épisodes de l’histoire de la cité – avec un grand clin d’œil à l’actualité du moment – demande beaucoup de temps et n’est pas sans frais.



Mais l’objectif n’est pas abandonné. A partir de 1993, le public nivellois apprécie et attend avec impatience, lors de la remise annuelle des labels, les différentes saynètes relatant d’une façon humoristique, parfois caustique les événements de la vie nivelloise. Nos échevins, nos bourgmestres, nos ministres, peu échappent aux caricatures.


Si c’est une œuvre collective, Christian DALNE, Jean VANDENDRIES et Emmanuel COLLET en sont souvent les instigateurs. Actuellement, la mission est confiée à des jeunes Confrères talentueux comme Fréderic MOLLE et Luc PIELTAIN.



Mais la Confrérîye s’investit dans la vie Nivelloise. Elle organise des marchés médiévaux en 1984 et en1988 sur la place Saint-Paul, en 1992 et en1993 dans l’ancien quartier Saint Jacques ou encore dans le cadre de « Brabant wallon en fête » en 2006. Elle convie le public Nivellois à des agapes médiévales dans les cloîtres en 1981, en 1996 et en 2000.



Elle prend position avec la Société d’Archéologie dans la délicate question de l’emplacement du musée de la Châsse (1988), elle conçoit en 1995-96 un magnifique projet pour l’aménagement du site de l’ancienne Brasserie Duvieussart, rêve qui ne se réalisera malheureusement pas.

 
Elle publiera un livre de photos sur Nivelles, vues d’hier et aujourd’hui « Nivelles 1900-2000 » ou encore elle sera, en 2007, l’instigatrice d’un autre ouvrage relatant l’histoire du « Petit Saint-Jacques ».



  

 

Historique de la Confrérîye dèl Târte al Djote




Dans les nouveaux locaux de la rue de Saintes, elle organise aussi de nombreuses petites expositions thématiques. Régulièrement, elle est invitée à prester des « services djote » pour des réceptions organisées par les pouvoirs publics ou autres institutions nivelloises qui en font la demande. Elle est ainsi devenue un ambassadeur incontesté de la Ville de Nivelles.

 
De société de fait à sa fondation, elle coule ses statuts dans la forme d’une ASBL en 1992.

 
La même année, elle dépose la marque des maisons labellisées et n’hésite pas, lors de séminaires spéciaux, à se remettre en question pour affiner la mission imposée par les fondateurs. Composée de 33 membres en 1980, la Confrérîye en rassemble actuellement 53, étant expressément prévu aux termes de nos statuts que le nombre des Confrères ne peut excéder 55.



Quand on regarde en arrière, il y a eu bien du chemin parcouru depuis la fondation dans les caves de l’Epier, en passant par des locaux provisoires aux « Arts et Métiers », dans un mess d’entreprise ou encore sous les magnifiques greniers de l’ancienne gendarmerie de la « rue de la Religion » mis à disposition par l’IBW (Intercommunale du Brabant wallon).



Après quelques années passées, dans un lieu plus vétuste de l’ancien lycée de la rue Seutin, la Confrérîye est maintenant établie dans la « Maison des Frères », bel immeuble du XVIIème siècle magnifiquement restauré.

 
Elle est dans ses murs en compagnie de la « Maison du Tourisme ». Elle peut dignement recevoir ses hôtes au milieu des costumes de Djan Djote. Elle dispose de toute l’infrastructure nécessaire qui permet de mettre en place la commission de l’Ecolâtre, fondée et d’abord présidée par Jean-Claude GUILLAUME, actuellement reprise de main de maître par Francis STILMANT. Elle instruit les Confrères sur la maîtrise de la fabrication de la tarte, des doubles et des « colaus ».


Elle organise des démonstrations lors de manifestations publiques. Son rôle est d’affiner ainsi de plus en plus le jugement de l’authenticité et l’appréciation des saveurs.
 
Pour avoir ainsi vécu une si merveilleuse aventure, il a fallu un chef qui a su, à travers toutes les inévitables difficultés, rassembler ses pairs dans une confraternité exceptionnelle et tout cela autour de la défense d’une ancestrale tarte.


Pierre VANDERBORGHT animé par une fougue extraordinaire mène la Confrérîye jusqu’en 2002. A sa suite, le bâton de Bailly a été successivement tenu par:
 

Jean VANDENDRIES durant huit ans; Eric NOLMANS, en 2010, durant six ans Christian DALNE durant 5 ans et est maintenant, depuis plus d’un an, confié à Didier BELLET qui a l’immense responsabilité de conserver la crédibilité de l’institution et de sauvegarder les traditions nivelloises.

  

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