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Enfant surdoué de la balle alvéolée : Hugo Duquaine



Le Brabant Wallon est un creuset du golf avec ses 11 parcours. Hugo Duquaine, 11 ans, peut être, est promis à un bel avenir.


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Dans tous les cas de figure, ce gamin amené par son grand-père Jean-Marie a de suite frappé le pro en charge de sa formation. « Il n’avait jamais pris de cours et de suite, j’ai senti dans la qualité de sa frappe de balle un don inné » déclare Simon Desmedt qui est son professeur attitré.

 
« Je suis Hugo depuis 4 ans, c’est un petit homme fantastique avec qui j’ai énormément de plaisir à travailler. Il est volontaire. Drôle. Et surtout très déterminé ».
 



« Nous partons cet hiver dans une très importante compétition pour jeunes à Miami. Au Doral. C’est une belle occasion de se frotter au gratin mondial. Les pros peuvent caddyer les jeunes. Ce qui n’est pas permis en Belgique. C’est une magnifique opportunité de travailler ensemble. De découvrir d’autres types de gazon. Même si c’est jeune, on commence un travail physique avec Hugo pour lui faire gagner quelques mètres. Ce travail se fait avec Alain Ptak qui est en charge des Spirous de Charleroi » enchaîne Simon Desmedt.

 


 
Il est arrivé au club de Rigenée à l’âge de 7 ans. Ce petit club avec des grandes ambitions sportives a déjà formé Nicolas Colsaerts, Florence Descampe, Bénédicte Toumpsin, Margaux Vanmol, Clarisse Louis, Giovanni Tadiotto et bien d’autres gloires du golf international.



Du haut de ses 38 ans, ce petit club de Villers-la-Ville a déjà envoyé des membres en Ryder Cup (Nico Colsaerts) et la Solheim Cup (équivalent féminin) avec celle qui reste la meilleure golfeuse belge de tous les temps : Florence Descampe.



Margaux Vanmol et Benédicte Toumpsin ont fait partie de la Solheim Cup Junior. Clarisse Louis a remporté deux très grosses compétitions internationales en France cette saison. Ce qui lui permet de figurer au 60ème rang du ranking mondial. Quant à Giovanni Tadiotto, il est actuellement le chef de file de l’université de l’Illinois qui avait déjà vu le passage de Thomas Detry et Thomas Pieters.



Un autre villersois l’a rejoint : Adrien Dumont de Chassart. Hugo a déjà intégré, avec succès, l’équipe de Messieurs 1 dans le cadre de la Belgian Golf League cette saison en jouant des boîtes noires.



 

Enfant surdoué de la balle alvéolée : Hugo Duquaine


 
Hugo Duquaine a été flamboyant cette saison. Il a tout raflé sur son passage dans la catégorie U12. Il a quasiment gagné partout où il a participé. Il sera encore le cannibale la saison prochaine dans cette catégorie.



Le jeune chaumontois vient de réaliser le grand chelem dans sa catégorie d’âge en remportant, dans la catégorie des moins de 12 ans, les trois plus grandes compétitions nationales belges : le championnat de Belgique, le Junior Tour et le Scapa Sports Kids Tour.


 
Une saison extraordinaire qui permet au jeune homme d’être classé numéro 1 belge dans sa catégorie et qui lui a valu de fêter sa première sélection en équipe nationale, en octobre prochain, face aux Pays-Bas. Sélection qu’il a honoré avec beaucoup de brio puisque c’est lui qui ramène le point gagnant dans une dramaturgie incroyable.



Il a pu démontrer que son mental était un de ses points forts. Sur un parcours de golf qui dure 4 heures, le golf est pratiqué activement 80 fois durant quelques secondes. Le cerveau a une place prépondérante. Bobby Jones, vieille gloire du golf mondial, disait : « La partie la plus difficile sur un parcours de golf, ce sont les 25 centimètres qui séparent les deux oreilles ».




S’il manque encore un peu de puissance vu son âge, il bat régulièrement des golfeurs plus âgés et expérimentés. Il parvient d’ailleurs à taper jusqu’à 250 mètres là où notre Belgian Bomber, Nicolas Colsaerts, peut quasiment atteindre les 400 mètres. "Le plus compliqué, c’est de frapper juste, précise Hugo. C’est plus important que la force. J’aurai le temps en grandissant de frapper plus fort mais actuellement, j’essaie de placer la balle au bon endroit”.



Il est évident que faire partie d’une équipe de Ryder Cup, c’est son rêve absolu mais pour cela, il faut déjà être pro. Le chemin est encore très long. « Le golf, confie son papa Olivier, c’est une priorité, toutefois je reste attentif que cela ne soit pas au détriment des études. Il doit donc se résoudre à être très bon dans tout. 



Il est en 6e primaire à Martin V à Louvain-la-Neuve». Ses parents découvrent le golf et ils sont merveilleusement bien encadrés par éviter les écueils d’un joueur pro. « Hugo a déjà des réflexes de pro dans l’esprit corporate. Pour une photo destinée au prestigieux hebdomadaire Trends, il avait tout prévu lui-même. Un sac avec les couleurs de Rigenée. Un pull de l’équipe nationale belge, une casquette de l’AFGolf et un polo de son club. Sans que je ne lui dise rien. Pour faire plaisir à ceux qui le soutiennent. Il est vraiment investi dans sa passion ».


 


Une des difficultés d’un joueur amené à voyager beaucoup, c’est de concilier avec l’accord des professeurs le travail les absences que requièrent la pratique d’un sport à haut niveau. 11 ans, cela peut paraître tôt mais la possibilité de se faire offrir des études universitaires dans une bonne université permet de se préparer au métier difficile de joueur professionnel tout en ayant en poche un diplôme pour rebondir. Cela se prépare très jeune. Car l’une des meilleures voies d’accès au golf pro reste les championnats universitaires américains.



Bien épaulé par son club et suivi par l’Association francophone de Golf (AFGolf) qu’il a intégrée dès l’âge de 10 ans et dont il est la plus jeune Elite, Hugo voyage régulièrement. Il revient d’un stage d’un semaine à Moliets, dans les Landes. Tout proche de Biarritz. Un des temples du golf en Europe. Il a terminé dans le Top 15 de l’European Championship en Écosse, après avoir rêvé du podium après deux journées.


Il est clair que la formation d’un jeune dans le golf coûte de l’argent et c’est parfois un frein pour la famille Duquaine qui essaie d’assumer les frais. « Merci au golf de Rigenée qui nous aide dans la participation au Doral en Floride. Chacun tente de nous aider comme ils peuvent mais il est aussi évident que nous souhaitons préserver Hugo de toute pression liée à l’argent. 

Enfant surdoué de la balle alvéolée : Hugo Duquaine



La presse s’intéresse déjà beaucoup à lui. Ce n’est déjà pas facile à gérer » confie le papa. « Il y en aura assez après si, par bonheur, il arrive à se hisser dans le circuit professionnel. Mais la route est encore très longue. Tout le monde le sait. La patience est essentielle ».



Aujourd’hui, Hugo affiche un handicap de 4.4. Pour les non-initiés, plus l’handicap se rapproche de zéro et mieux c’est. A son âge, 4,4, c’est exceptionnel. Il va passer par de moments plus compliqués durant sa croissance d’adolescent. Comme il espère marcher sur les traces de son idole : Tiger Woods, il pourra se calquer sur sa faculté de résilience pour réagir dans les moments où cela tournera un peu moins bien.



Amis golfeurs, retenez le nom de ce tout petit bout d’homme : Hugo Duquaine.



Souhaitez-lui d’atteindre les étoiles et d’ici là de viser la lune. Ce sera le succès d’une famille. D’une équipe qui aura su garder dans le cocon une petite perle en pleine éclosion. Un brabançon sur la voie galactique golfique.
 
 
 

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