Entre figuration et abstraction sculptées, dessin habité par l’expressivité des visages et photographie attentive au vivant, cette quadruple exposition invite le public à une immersion sensible et plurielle.
Accessible gratuitement, à découvrir seul(e), entre amis ou en famille, “Regards croisés” promet une expérience où les œuvres se répondent et se transforment au contact les unes des autres.
Une rencontre artistique au cœur des Écuries
Installée aux Écuries de Waterloo, chaussée de Bruxelles, 308, l’exposition s’ouvrira au public du 19 février au 13 mars 2026. Un vernissage public est prévu le mercredi 18 février, de 19h à 20h30, offrant un premier moment de rencontre avec les œuvres et les artistes.
Ouverte du mardi au dimanche, de 14h à 18h, l’exposition est en entrée gratuite, renforçant son caractère accessible et convivial.
Mais au-delà des informations pratiques, “Regards croisés” se distingue par la dynamique qu’elle met en place : quatre artistes, quatre trajectoires, quatre sensibilités qui investissent un même espace et y créent une interaction féconde.
Quatre univers, un dialogue commun
François d’Otreppe, Evelyn Hamoir, Catherine Le Clercq et Antoine d’Otreppe ont chacun développé un univers artistique bien distinct.
Pourtant, leur réunion dans un même lieu ne relève pas du simple accrochage collectif. Le partage de l’espace fait naître une véritable interaction entre leurs œuvres.
Sculptures, dessins et photographies entrent en résonance. Les regards circulent, les matières se répondent, les formes dialoguent.
Les artistes jouent des apparences et des limites, interrogeant l’intériorité et l’extériorité des êtres, mais aussi des choses. Le visiteur est ainsi invité à franchir ces frontières, à observer ce qui se donne à voir et ce qui se suggère.
“Regards croisés” n’est pas seulement un titre : il devient une méthode de lecture, une invitation à multiplier les points de vue.
François d’Otreppe : la quête d’harmonie dans la matière
Chez François d’Otreppe, la sculpture est au centre de la démarche. Bronze, terre cuite, acier… la matière est explorée avec exigence et patience dans une recherche de formes justes.
Son parcours l’a mené d’une étude sensible du monde animal vers des compositions plus abstraites. Ce passage ne marque pas une rupture, mais une évolution : les formes se simplifient, les lignes se tendent, les volumes s’épurent. L’artiste explore les vibrations que provoquent les lignes pures, comme si ses pièces cherchaient à “envoyer des ondes d’harmonie” au spectateur.
Cette quête d’équilibre et de justesse se retrouve également dans ses créations de mobilier. L’acier soudé y épouse une logique organique inspirée du vivant. Les objets deviennent prolongements de la sculpture, témoins d’une même exigence formelle.
Dans le contexte de l’exposition, ses œuvres installent une présence forte, structurante, qui dialogue avec les autres disciplines.
Evelyn Hamoir : l’émotion de l’instant suspendu
À ses côtés, Evelyn Hamoir poursuit une exploration centrée sur le mouvement et l’instant. Formée à la sculpture auprès de Luo Li Rong et active dans plusieurs fonderies belges et italiennes, elle développe un travail nourri par la maîtrise technique et la sensibilité.
Enseignante de formation, elle modèle des figures en mouvement, en argile, en cire ou en bronze. Ces corps semblent saisis dans un instant suspendu : un geste, un souffle, une tension intérieure. Le mouvement n’est pas spectaculaire, il est suggéré, contenu, chargé d’émotion.
Après le modelage, elle patine ses sculptures selon des procédés originaux, apportant à chaque pièce une tonalité singulière. Son travail, souvent exposé dans les communes du Brabant wallon et au-delà, retranscrit l’émotion fugitive.
Dans “Regards croisés”, ses figures dialoguent naturellement avec les lignes abstraites de François d’Otreppe. Là où l’un tend vers l’épure vibratoire, l’autre capte la densité expressive d’un corps en devenir.
Catherine Le Clercq : l’intimité des visages
Le dessin de Catherine Le Clercq introduit une autre dimension, plus intime, centrée sur l’humanité des visages. Graphiste durant plus de 25 ans, elle a trouvé dans les vieux papiers son support privilégié.
Ces papiers portent déjà des traces, des marques du temps. Selon elle, ils “portent déjà une histoire”. Ce choix n’est pas anodin : le support devient partenaire de création, chargé d’une mémoire qui dialogue avec le portrait.
À l’encre ou au crayon, elle fait émerger des visages dont les yeux occupent une place centrale. Les regards deviennent vecteurs d’émotions, ouvrant un dialogue silencieux entre intimité et graphisme.
Les traits se mêlent aux textures du papier, créant une tension entre ce qui est donné et ce qui est suggéré.
Dans l’exposition, ses dessins instaurent une proximité immédiate avec le visiteur. Ils invitent à ralentir, à s’attarder, à rencontrer un regard.
Antoine d’Otreppe : la photographie au plus près du vivant
Quatrième voix de “Regards croisés”, Antoine d’Otreppe apporte la respiration de la photographie. Basé en Brabant wallon, il développe un travail forgé par une proximité profonde avec le monde animal, en particulier le cheval.
Au sein de son studio à Wavre, il conjugue prises de vue artistiques, créations vidéo et transmission à travers des cours photo. Son regard se distingue par une attention précise et calme au sujet. Ses images captent l’élan d’un mouvement ou la densité d’une présence.
La photographie agit ici en contrepoint des œuvres sculptées et dessinées. Là où la sculpture façonne la matière et où le dessin révèle les visages, la photographie saisit l’instant réel. Elle ajoute une respiration visuelle qui complète l’équilibre de l’ensemble.
Cette complémentarité renforce le dialogue entre les disciplines. Le visiteur passe d’un volume à une surface, d’une matière à une lumière, d’un geste modelé à un mouvement capté.
Une expérience à vivre et à partager
“Regards croisés” se présente ainsi comme une expérience plurielle, où les sensibilités s’entrecroisent sans se confondre. Chaque artiste conserve son identité propre, tout en acceptant la confrontation et la résonance avec les autres.
Cette mise en commun crée un parcours riche et nuancé. Les œuvres réveillent l’œil et l’imagination, en jouant des apparences et des limites entre intériorité et extériorité.
Le spectateur est invité à circuler librement, à établir ses propres correspondances, à construire son propre regard.
Accessible gratuitement, l’exposition s’adresse à un large public. Elle peut se découvrir seul(e), pour une immersion personnelle, ou se partager entre amis et en famille, pour multiplier les échanges autour des œuvres.
Informations pratiques
- Exposition “Regards croisés”
Du jeudi 19 février au vendredi 13 mars 2026
- Vernissage public : mercredi 18 février, de 19h à 20h30
- Lieu : Les Écuries de Waterloo
Chaussée de Bruxelles, 308
- Horaires : du mardi au dimanche, de 14h à 18h
- Entrée gratuite
- Renseignements : 02 354 37 85 – Les Écuries
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre site web partenaire : https://www.waterloo.be/loisirs/culture/les-ecuries/exposition-regards-croises


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