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Fabrice Ginero : L’homme qui ose tout




On a tous dans notre entourage une personne qui a une chance folle de tout réussir l’air de ne pas y toucher.


Fabrice fait partie de ces gens-là. Un culot incroyable qui fait que tout ce qu’il touche se transforme en bonheur.




Fabrice Ginero : L’homme qui ose tout


Sa phrase préférée sur les réseaux sociaux, c’est d’écrire le lundi matin : « Chouette. Le week-end commence !!!! ». Il s’est offert une liberté totale dans sa vie d’artiste. Libre dans sa tête. Dans ses actes. Dans ses paroles. Dans ses tenues. Dans ses horaires. Son passé l’a amené à faire des caméras cachées.


A l’époque, c’était André Lamy qui écrivait les petits scénarios. Car l’artiste a une bonne gueule d’un chanteur de Boy’s Band. Un jour, on verra Fabrice dans un rôle au cinéma ou dans une série télévisée. Il a tout pour y arriver. Amis casteurs. Vous voilà prévenus.



 



Sa mère est artiste et il fréquente les Beaux Arts où il façonne sa vibre artistique tous les jours que Dieu fait. « J’ai vite pris conscience que la vie traditionnelle de métro, boulot et dodo, ce n’est pas fait pour moi ». Il vivait à Bruxelles dans le quartier de Stockel. Il en a gardé un accent savoureux qui lui donne ce relief de Quick ou Flupke. Un véritable ket de Bruxelles.


Avec sa gouaille. Son franc parler et cette faconde à prendre tout en dérision. Rien n’est important mais tout est capital. Il est impossible de l’arrêter quand il exprime ses passions.
 

Il est parti vivre en Polynésie où il appris a vivre du produit de sa pêche et d’eau fraîche. Le goût du voyage est encore en lui. Chaque vente d’une de ses oeuvres est une journée de vacances en plus. Sa vie est rythmée par la création dingue et de longues poses où il profite de la vie.
 

Fabrice Ginero : L’homme qui ose tout


Il est venu ensuite s’installer à Waterloo car il travaillait pour la famille Susini à la Doudingue. « J’y suis resté durant 10 ans. Une équipe fantastique et surtout l’occasion de tisser une toile d’araignée de contacts inouïs. Je faisais mes premiers tableaux avec des collages faits avec une photocopieuse que je mettais dans des cadres Ikea. Tout était vendu à 3.000 francs belges en étant exposé au restaurant. C’était dingue. J’avais compris que ma vie d’artiste prenait forme et surtout que je prenais conscience de mon potentiel ».
 


Un jour, le père Susini lui montre un petit montage fait avec des bouts de bois. Fabrice est revenu avec un montage de dingue que le père Susini lui achète 35.000 francs belges. Une fortune à l’époque. « Cette oeuvre est encore sur la table et je pense que c’est ce dont je suis le plus fier. Certainement car ce fût une de mes premières grosses ventes mais surtout parce qu’émotionnellement, j’étais très attaché à l’acheteur. Je suis fier qu’elle trône encore au milieu du bureau ».

 



En fait, sa vie d’artiste commence quand un ami lui demande un carton d’invitation pour un anniversaire. « J’ai commencé à découper et faire des collages. Je cherchais et finalement je trouvais. Cela a plu. On m’en a demandé de nouveau et j’ai enchaîné ».  Il a vendu ses oeuvres au marché artisanal à côté de la grand place, cela marchait bien mais mettre son stand, le démonter et le transporter tous les jours l’ont lassé.
 



Depuis toujours, il a pris conscience qu’il ne pouvait compter que sur lui-même pour exposer et vendre. Il créé dans les Marolles une galerie dans l’esprit Street Art avec un associé. Cette galerie s’appelle Andy Maroll. Preuve une fois de plus qu’un de ses crédos, c’est de faire tout sérieusement sans se prendre au sérieux.


La galerie capote car l’entente avec son associé part en  sucette. Il a créé un nouvel espace rue Blaes. Si vous voyez le Bon Repos. Et bien, c’est juste à côté. Ginero Design Store. Un bel endroit qui marche bien.


 
« Maintenant, ce sont les artistes qui viennent me voir pour être exposé ».



 
La vie n’est qu’un jeu. Il aime tous les plaisirs de la vie qu’il croque à pleines dents. Il profite de ses amis lors de déjeuners. Il s’occupe de sa fille âgée maintenant de 9 ans qui commence aussi à chipoter dans l’art. Il avait ouvert un bar en Espagne durant un an. « Juste le temps de me planter puis je suis rentré. Envie d’essayer. »
 


Chacun de ses tableaux est une histoire. Il voyage beaucoup et il récupère des sensations d’un mur, d’un bruit, d’une odeur, d’une lumière ou d’un coucher de soleil. Il fait preuve d’une empathie inouïe. Chaque tableau est vendu à un prix accessible. Il ne doit pas être trop grand pour pouvoir entrer dans une voiture.


 

« Je préfère faire, en quelque sorte, plaisir à ceux qui aiment ce que je fais. Je n’ai gardé aucun de mes tableaux. J’ai quand même vendu plus de 2.000 tableaux. C’est dingue quand j’y pense ».

 



 
Certains tableaux furent destinés à des personnalités du monde sportif comme Vincent Kompany, Jacques Villeneuve et même Michael Schumacher. Un de ses tableaux a trouvé sa place grâce à l’illustre marque de montres Chopard au Majestic à Cannes. Cela le fait de pouvoir mettre cela à son palmarès.
 



Curieusement, ses mentors ne sont pas des stars du street art contemporain. Il est raide dingue de comédiens comme Bourvil et Fernandel. « C’était des véritables acteurs fantastiques car à la fois drôle et capables de nous émouvoir. J’ai gardé un magnifique souvenir et il m’arrive encore de regarder un film pour m’inspirer. Mais jamais je ne les mettrai dans un tableau. C’est bizarre mais je suis comme cela. ».
 

Fabrice Ginero : L’homme qui ose tout



Fabrice Ginero prépare une belle exposition à Lisbonne. « Je partirai avec mes tableaux en voiture. Je ferai une pose à mi-chemin et j’installerai mes toiles tranquillement. C’est comme cela que je vois ma vie. Sans stress. Que du plaisir et du bonheur. J’aime partager ma passion. Après, ce sera Miami pour tâter le terrain avec des propriétaires de galeries locales. Les voyages, c’est l’essentiel de ma vie ».
 


Son futur projet artistique passera par la sculpture en résine. Il ne connait pas encore la technique mais il va la travailler. « Le choix de faire de la sculpture est rationnel en fait. Il est parfois plus facile de poser quelques sculptures au milieu d’une galerie que de mettre encore des tableaux aux cimaises ». Pas con le mec. Il a à la fois une fibre artistique et commerciale qui se marient bien.
 




Avec les réseaux sociaux, tout peut se vendre à travers le monde sans avoir besoin de quoi que cela soit. Il a des clients dans le monde entier. Allez jeter un coup d’oeil sur son travail sur son site. Mickey, Einstein, Bardot, … y côtoient le monde brutal de la rue. Chaque tableau a son histoire. Celle pensée par son auteur. Celle vécue par son acheteur. Les oeuvres trouveront leur place dans un loft à New York comme dans un studio à Waterloo.
 



Et si vous en avez l’occasion, essayez de rencontrer la « bête », l’artiste et l’homme, c’est un mec fabuleux. Qui transmet avec énormément de générosité, avec des yeux qui brillent de mille feux et un non verbal incroyable sa vie et son amour de la vie. C’est une véritable ressource humaine qui fait du bien à ceux qui l’entourent.



 




Sa générosité de coeur est belle à voir. Peut être l’aviez déjà rencontré lors d’une soirée sans vous douter qu’une future star de la peinture va éclore dans le monde.. Il n’a que 48 ans après tout.
 


Allez visiter sa galerie qui est située au 28-32, rue Blaes, visitez son site internet (www.ginerofabrice.com). Bon voyage grâce à lui.
 
 
 
 
 
 
 

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