WaWa Magazine le portail du Brabant wallon, tout sur le Béwé.

Hip Hop ! Battle de Rixensart le dimanche 30 novembre à l’Aula Magna !

Organisé par le Centre culturel de Rixensart, à l’initiative de Nono Battesti (Compagnie Dessources) en faveur des résidents du Foyer d’accueil Fedasil de Rixensart.



Hip Hop ! Battle de Rixensart le dimanche 30 novembre à l’Aula Magna !
1/ Naissance du projet 

 
Le projet du Battle de Rixensart est né lors d’un conseil culturel, organisé par le Centre culturel de Rixensart en 2006. Nono Battesti, jeune chorégraphe et danseur rixensartois né en Haïti, émet alors l’idée d’organiser un événement autour de la danse hip-hop, dans le but de favoriser l’intégration des résidents de l’Agence Fédérale pour l'accueil des Demandeurs d'Asile de Rixensart (Fedasil).
Une collaboration s’est donc créée pour organiser cet événement.
Direction artistique + animation d’un stage de danse hip-hop avec les jeunes réfugiés de Rixensart :
Nono Battesti (Compagnie Dessources1)
Organisation de l’événement : Centre culturel de Rixensart + Fedasil.
1 Créée à l’initiative de Nono Battesti, la Compagnie DESSOURCES a pour but de rendre la danse accessible à tous, de métisser les styles et d’être un outil de création à disposition de jeunes danseurs et chorégraphes. 

2/ Le Battle de Rixensart : une démarche d’éducation permanente 
 
La collaboration avec FEDASIL

Comme dit plus haut, le but premier du Battle est de donner une occasion aux réfugiés du Centre d’accueil Fedasil Rixensart de s’impliquer dans un projet favorisant leur intégration. Cette démarche est toujours primordiale dans l’organisation du Battle, et tend à se développer d’années en années. Depuis la première édition, des résidents forment une équipe de danse pour concourir au Battle.

Les membres de la direction nous ont fait remarquer que la plupart de ces résidents sont des Mineurs Etrangers

Non-Accompagnés (MENA)2. Cela leur apporte confiance, estime de soi et solidarité avec d’autres réfugiés. Nono Battesti prend alors le rôle de coach pour leur apporter des connaissances techniques en danse hip-hop, lors de séances organisées dans les locaux de Fedasil.

L’intégration se fait donc à deux niveaux : premièrement, le réfugié trouve un moyen de s’intégrer dans un groupe avec d’autres réfugiés, et d’installer une relation de
solidarité, de complicité avec eux. Ensuite, il trouve l’occasion de partager son expérience avec le public venant assister au Battle, dans un esprit convivial et fair-play (le Battle de Rixensart met des équipes en compétition, mais il n’y a rien à gagner, à part la satisfaction d’avoir concouru).

Depuis, de nombreux réfugiés de Rixensart
viennent encourager « leur » équipe (Fedasil soutenant financièrement le projet, des places gratuites leur sont réservées). Des résidents d’autres centres Fedasil (Jodoigne et Jumet) y assistent également (à un tarif réduit de 3€ par personne).

La collaboration avec la Maison des Jeunes de Rixensart

La MJC de Rixensart s’est récemment associée au Battle de Rixensart, en 2012. L’institution y trouve tout à fait sa place, dans le sens où les jeunes qui la fréquentent expriment un intérêt pour l’univers hip-hop, mais également parce que depuis de nombreuses années, la MJC de Rixensart organise des animations « graphs », encadrées par des grapheurs expérimentés. La MJC assure dès lors la partie « décoration » du Battle : avec les jeunes, ils réalisent des panneaux de graphs et les exposent dans la salle du Centre sportif.

La collaboration avec la Province du Brabant wallon

En 2011, la Province du Brabant wallon, sensible à l’impact du Battle auprès de ces jeunes, a désiré soutenir un projet permettant à des élèves du secondaire du Brabant wallon de découvrir la culture hip-hop.
C’est ainsi que de nombreuses écoles secondaires ont profité d’animations assurées par Nono Battesti.

Il s’agit d’un projet en quatre phases :


Nono est intervenu dans les écoles (auprès de 540 élèves au cours de gym) pour apporter aux élèves des connaissances théoriques et pratiques de la danse hip-hop. Sa facilité de contact avec les jeunes a permis de créer, à l’instar des résidents de Fedasil, une vraie dynamique de solidarité et de convivialité entre les jeunes.
Les élèves sont venus visionner un spectacle de danse de la Compagnie Dessources au Centre culturel de Rixensart. (« Sources » en 2012, « Doubles » en 2013)
De nombreux élèves sont venus assister au Battle de Rixensart.
Certains élèves ont suivi un stage de danse hip-hop animé par Nono Battesti suite au Battle.

Avec ce projet, la Province espère créer un réseau d’ « ambassadeurs » de la culture hip-hop dans les écoles secondaires du Brabant wallon : des jeunes qui s’impliqueront dans la mise en place de projets de sensibilisation à la culture hip-hop, assurant un relais d’information et jouant un rôle fédérateur auprès des jeunes intéressés par cette culture.

2 La notion de MENA est définie par une loi de 2002, dite loi Tabitha. Sont visés les jeunes de moins de 18 ans non ressortissants d’un pays de l’Espace Economique Européen et qui arrivent sur le territoire belge sans être accompagnés d’une personne habilitée à exercer l’autorité parentale à leur égard. 

Hip Hop ! Battle de Rixensart le dimanche 30 novembre à l’Aula Magna !
3/ Évolution du Battle de Rixensart : un public de plus en plus nombreux 

 
La première édition (2006) s’est déroulée dans un local de Fedasil Rixensart. L’espace était prévu pour accueillir 180 personnes sur gradins, or 250 personnes sont venues assister à l’événement.

Ce succès auprès du public, couplé au manque d’espace, a poussé les organisateurs à faire une demande auprès du Centre sportif de Rixensart afin d’y mettre en place une seconde édition en 2007.


Depuis, le Battle de Rixensart a lieu chaque année au Centre sportif, et remporte à chaque fois davantage de succès :

En 2006 : 250 personnes
En 2007 : 400 personnes
En 2008 : 500 personnes
En 2009 : 700 personnes
En 2010 : 900 personnes
En 2011 : Le
Battle n’a pas eu lieu, Nono Battesti étant pris à cette période par la tournée du spectacle « Sources » et ne pouvant consacrer de temps à son organisation.
En 2012 : 1250 personnes En 2013 : 1300 personnes

Les particularités du Battle de Rixensart

Ce public grandissant est très varié. Il réunit autant de jeunes passionnés de hip-hop que de familles (de 3 à 80 ans) ; un public familial et intergénérationnel en provenance de toute la Province, mais également de Charleroi, de Liège, de Bruxelles...

La convivialité et la qualité des prestations artistiques
sont les points forts du Battle de Rixensart, qui aujourd’hui est un rendez-vous incontournable pour un public de plus en plus nombreux.

Le Battle de Rixensart est ouvert à tous : que vous soyez amateur, semi-pro ou pro, tout un chacun peut y participer.

En à peine 5 ans, cet événement est devenu une référence dans le milieu hip-hop. De plus en plus de danseurs y participent, pour des Battles ou des démonstrations de danse. Le Battle de Rixensart offre dès lors une belle vitrine des arts urbains dans le Brabant wallon. 

4/ Une adaptation au succès du Battle : un meilleur agencement des lieux, puis un déménagement 

 
Au vu de l’augmentation constante du public, nous avons du envisager une formule d’accueil adaptée à la demande.
Jusqu’ici, des gradins étaient loués à diverses compagnies de théâtre afin de former une « arène ». Mais cela n’était plus suffisant.

Des gradins pouvant accueillir 1300 personnes au total ont donc été installés au Centre sportif, afin d’améliorer la sécurité, le confort et la visibilité des spectateurs.

UN NOUVEL ESPACE D’ACCUEIL 2014 : L’AULA MAGNA DE LOUVAIN-LA-NEUVE

Suite à cette expérience, nous avons décidé de déménager l’événement dans une autre salle, notamment pour les conditions financières trop lourdes mais également une certaine insatisfaction au niveau des conditions de sécurité et de confort concernant la location d’un gradin comme nous l’avions fait en 2013.

C’est ainsi que le Battle de Rixen
sart fêtera son 9ème anniversaire à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve !

Nous pourrons alors accueillir 1000 personnes dans des conditions bien meilleures !

De plus, ce nouvel espace d’accueil nous permettra d’organiser la journée en 2 temps et 2 espaces :
13h30 // OUVERTURE DES PORTES

Scène ouverte part. 1

=> DJ Keysong et les danseurs du Battle seront spécialement là pour vous accueillir avec des cercles (échange

et partage de danseur) improvisés dans le grand hall de l’Aula Magna.

15h-17h // BATTLES ET SHOWS

Notre traditionnel Battle de Rixensart aura lieu pour la première fois dans une vraie salle de spectacle. Compétition de danse hip-hop tous styles confondus agrémentée de shows de danseurs venus de partout ! DJ GossOne sera à nouveau de la partie.
Jury : Jeny - Afid - Lawson. Speaker : Nono Battesti

17h-19h // CLÔTURE

Scène ouverte Part. 2

=>
Pour finir l’événement en beauté DJ Keysong reprendra les platines et les danseurs reprendront leurs
échanges au milieu du public dans le grand Hall. 

Hip Hop ! Battle de Rixensart le dimanche 30 novembre à l’Aula Magna !
5/ La culture hip-hop en quelques mots 

 
Le hip-hop est un mouvement culturel et artistique apparu aux États-Unis au début des années 1970 et qui, depuis, s’est diffusé dans le monde entier. Issu des ghettos new-yorkais, il mélange des aspects festifs et revendicatifs.

Souvent assimilée au rap q
ui n’est pourtant qu’un de ses aspects, l'histoire du mouvement hip-hop se confond souvent avec celle du courant musical. Le hip-hop est aujourd'hui la culture urbaine la plus répandue dans le monde, et celle qui compte le plus d'adhérents, se trouvant aussi bien en Afrique qu'au Japon ou en Amérique Latine.

Le hip-hop est porteur du message d'Afrika Bambaataa et de la Zulu Nation. Il est ainsi prôné: "peace, love and having fun", soit "la paix, l'amour et s'amuser". Le hip-hop est donc une culture pacifiste, prônant la pluri- racialité, en dépit de la mauvaise image que les profanes en ont, véhiculée notamment par certains groupes de rap.

Il existe de plus un élément implicite, contenu dans chacune des disciplines: le dépassement de soi. En effet, que ce soit dans la danse, le graffiti ou la musique, l'exécutant est invité à s'améliorer pour obtenir chaque fois un résultat meilleur, plus satisfaisant, et repousser ses propres limites chaque fois plus loin.

Les quatre principaux éléments de la culture hip-hop sont le rap, et plus généralement la musique hip-hop, le graffiti, le DJing (ou deejaying), la break dance et les autres danses hip-hop. On ajoute parfois aussi le human beatbox, voire le street-language, le street-
fashion... 

Lu 491 fois
Notez