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Pas d’accord : La médiation comme solution dans la gestion du conflit



Vous vivez une situation conflictuelle, sur votre lieu de travail ou dans le cadre d’une séparation ?


La discussion semble difficile, voire impossible avec votre voisin ? Les deux parties campent sur leurs positions ?


Il y a de fortes chances qu’un travail avec un médiateur pourrait vous être utile pour trouver une issue rapide et efficace.






Pas d’accord : La médiation comme solution dans la gestion du conflit



Un médiateur ?

Le mot médiation recouvre des réalités différentes mais dans le cas d’une gestion de conflits, il s’agit d’une démarche volontaire par laquelle on recourt à un tiers, indépendant, impartial et agréé : le médiateur.

Son rôle est d’aider les parties à construire une entente équitable et respectueuse des besoins de chacun.

Dorothée Caustur, avocate associée au sein de Alterys Law & Mediation, est médiatrice, agréée en matière familiale, civile, commerciale et sociale.

 

 


L’objectif d’un avocat étant de défendre son client et de tout mettre en œuvre - dans les limites de la loi - pour obtenir ce qu’il réclame, difficile pour lui de réfléchir aux intérêts de l’autre partie.

 
Or, dans la plupart des litiges et notamment en matière familiale, les enjeux humains sont tellement importants, les situations tellement complexes, qu’il est essentiel de pouvoir envisager des alternatives à la procédure judiciaire.


Maitre Dorothée Caustur, en juriste convaincue que le dialogue peut être profitable à tous et aider au dénouement des situations difficiles, a choisi de se former à la médiation.



 

Pas d’accord : La médiation comme solution dans la gestion du conflit


« J’ai souvent ressenti une frustration face aux situations personnelles qui sont exposées et opposées alors que, dans la plupart des cas, les objectifs des uns et des autres se rejoignent, mais avec des conditions de vie différentes. Dans la procédure judiciaire, il y a une faille dans la prise en compte de l’humain. On vise ce qui ne va pas, on met en avant les griefs et on ne répond pas aux besoins des gens. C’est important pour moi d’être en cohérence avec ce que je peux apporter » souligne l’avocate.



 

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Ce métier à part entière, régi par le code judiciaire, requiert des formations spécifiques. Dorothée Caustur, avocate depuis 1998, pour être agréée dans toutes les matières, a suivi le cursus complet et répond depuis 2008 à toutes les conditions fixées par la commission fédérale de médiation.


 
Lorsque dans un conflit, l’émotionnel prend le pas sur la raison, l’heure est venue de faire appel à la médiation professionnelle.



« La médiation est un espace de création dans lequel on va tenter de trouver des solutions qui se rapprochent le plus des intérêts de chacun » explique la spécialiste.


Et elle ajoute : « On ouvre la discussion sur les besoins et non sur les positions. Chacun met son ressenti sur la table et on construit quelque chose ensemble. Ma tâche est d’également aider chacun à s’adapter à de nouvelles situations et de nouvelles conditions. »


 


Le médiateur est différent du conciliateur.


Ce dernier est plutôt un consultant expert qui va exprimer un avis alors que médiateur ne dit pas ce qu’il y a lieu de faire mais accompagne les gens dans la recherche de leurs propres solutions.


Le processus est confidentiel et tout à fait libre et volontaire.

 
Personne ne peut être contraint de participer à une médiation.


Néanmoins, depuis 2018, les avocats ont l’obligation d’informer sur son existence, les juges encouragent sa pratique et peuvent désigner un médiateur si une des parties le demande.


Les avocats peuvent être présents aux côtés de leurs clients si ceux-ci le souhaitent et sont évidemment tenus à la confidentialité.



« Il est important de comprendre qu’en médiation, les avocats qui accompagnent leurs clients ont un rôle différent par rapport à celui qu’on connaît devant le juge. Ils ont davantage un rôle de « conseillers » sur le plan juridique, et aussi humain » rapporte la médiatrice. Elle précise : « il existe actuellement des formations spécifiques pour les avocats en médiation, ce qui est une garantie supplémentaire pour trouver un accord durable et équitable ».

Pas d’accord : La médiation comme solution dans la gestion du conflit


Donc, afin d’éviter le risque d’une rupture irréversible des relations - ce qui arrive souvent dans une procédure judiciaire - il est clairement plus intéressant de résoudre un conflit à l’amiable.


Dans une concertation encadrée par Dorothée Caustur, dans le calme et la sérénité de son bureau, neutre et convivial, une solution équitable, acceptée par les deux parties, finira très probablement par prendre forme.



Outre la discussion ouverte et l’écoute, Dorothée utilise volontiers un tableau pour noter des éléments qui ressortent de la conversation, les intérêts communs, des pistes de solutions et elle n’hésite pas à faire des schémas pour clarifier les mots et les maux parfois mal compris.

 
« Les deux personnes regardent vers le tableau, un peu comme si ensemble, elles visaient un objectif commun. Elles ne sont plus tout à fait face à face, en train de s’opposer. »



Si le déséquilibre ou les conséquences psychologiques sont trop importantes pour l’un des deux, Dorothée Caustur renvoie vers d’autres praticiens, un conseiller conjugal, un psychologue, et en cas de questions techniques, un tiers expert peut venir donner son avis. « Il y a des questions qui se posent, des sujets sensibles qui peuvent m’interpeller et qui nécessitent l’éclairage d’autres spécialistes » note Dorothée.


 



Si l’objectif final de la médiation est de parvenir à un accord pour clore le différend, parmi les avantages de la procédure, on peut souligner le coût nettement moins élevé que celui d’une procédure judiciaire puisque les honoraires sont partagés entre les parties.


Pas négligeable non plus, la rapidité avec laquelle le problème peut être réglé ; en général, de 3 à 6 séances sont suffisantes mais comme le précise la médiatrice « chaque cas est particulier ».  


Et enfin, l’accord peut avoir la même valeur qu’un jugement : « si l’une des parties le souhaite, elle peut faire homologuer l’accord par un juge ». Les rapports cordiaux qui peuvent être maintenus, surtout au sein d’une famille ou avec un collègue, sont un aspect tout aussi précieux.



 

Dorothée Caustur reçoit en sa qualité de médiatrice à La Hulpe (Bois Notre Dame) et à Watermael-Boitsfort. Pour tous renseignements :
0475/59.66.96
02 541 18 54
d.caustur@alterys.be
 

Dorothée Caustur, avocate associée au sein de Alterys Law & Mediation
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