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WILD BIRDS : Thomas Frank Hopper signe un clip animé coup de poing


Avec Wild Birds, Thomas Frank Hopper sort un clip entièrement animé, fait à la main et sans IA. Il y fait le portrait d’un monde qui déraille, mais il y laisse aussi une place à l’espoir. Le titre est extrait de l’album Wild Ones Never Die, et la devise tient en quatre mots : Born wild. Stay free.





 

Kaya, petite fille, grande rebelle




Au centre du clip, il y a une héroïne : Kaya. C’est une petite fille à la fois naïve, fragile et rebelle.

L’artiste confie qu’elle lui rappelle par certains aspects ses propres filles, Edith et Anna, âgées de 8 et 10 ans.

C’est la réalisatrice Chloë Chapel qui a trouvé son prénom.

Il a un double sens : dans certaines traditions amérindiennes, Kaya veut dire « petite sœur », et en turc, « rocher ».

Derrière son air fragile se cache donc une vraie force de caractère.

Un clip où chaque image compte


Wild Birds est un clip engagé.

Il s’attaque à notre rapport au pouvoir, au consumérisme, à la violence et à la planète, et chaque plan a été pensé comme un symbole.

Le pyjama de Kaya fait référence aux manifestations anti-ICE de Portland, aux États-Unis, où des manifestants ont défilé en costumes d’animaux.

Cette forme de protestation porte un nom : la « tactical frivolity ».


Dans sa chambre, un poster affiche « From the river to the sea » avec une tranche de pastèque.

Thomas Frank Hopper le présente comme un soutien au peuple palestinien.

Il précise que ce n’est en aucun cas un soutien au Hamas ni à une organisation terroriste. On voit aussi des pancartes « Save the Planet » et « Stop Fascism » qui rappellent les mobilisations citoyennes à travers le monde.

La scène où des manifestants sont pris pour cible évoque la répression des mouvements de contestation, notamment les massacres de janvier 2026 en Iran, qui auraient fait plus de 5 000 morts selon les ONG HRANA et Iran Human Rights.

Sur les écrans de l’« Idiocracy Factory », le clip assume la caricature.

Il y épingle les influenceurs et l’obsession de l’apparence, les discours masculinistes, cette époque où chacun se vend comme un produit, l’agroalimentaire industriel et la façon dont on traite les animaux.

Les images de mines renvoient à l’extraction du cobalt en République démocratique du Congo.
Pour l’artiste, qui a grandi en Afrique, il était essentiel d’en parler. Viennent ensuite une marche militaire et un dictateur qui harangue les foules.

Puis tout s’effondre : les immeubles tombent sous les bombes, et usines, cheminées et puits de pétrole prennent leur place. Kaya court, puis tombe, épuisée.
 

Renaissance sous Yggdrasil



Kaya se réveille dans une nature préservée, pour un nouveau départ qui renvoie directement au titre de l’album.

Elle y rencontre le chanteur et ses musiciens, et il la prend par la main pour l’emmener vers un nouveau monde.

Au-dessus d’eux se dresse un arbre géant inspiré d’Yggdrasil, l’Arbre-Monde de la mythologie nordique, qui symbolise le lien entre les mondes et le cycle de la vie.

L’illustrateur Smooz pense que Kaya est morte puis ressuscitée. Thomas Frank Hopper préfère croire qu’elle a survécu. Le spectateur est libre de trancher.
 

À la fin, les oiseaux reprennent leur envol. Thomas Frank Hopper résume ainsi le message du clip : « La liberté peut être menacée, mais elle ne sera jamais définitivement perdue. »
 

Des centaines d’heures, zéro IA


Derrière ces images, il y a une équipe passionnée.

Smooz, qui avait déjà signé la pochette de l’album, a passé des centaines d’heures à dessiner les personnages, une partie des décors et les illustrations principales.

Le storyboard a été fait sur papier, à l’ancienne, par Chloë, Smooz et Thomas.

Chloë Chapel a ensuite tout pris en main : mise en scène, animation 2D, compositing, effets visuels et montage, avec une attention particulière à la synchronisation entre l’image et la musique.

Tout a été fait à la main, sans intelligence artificielle. Le musicien et réalisateur Ludwig Pinchart a filmé le teaser et le making-of.
 





Côté son, le morceau a été enregistré à l’Opus Studio, en pleine nature normande, chez Gigi et Pascal.

Thomas Frank Hopper y était entouré de Diego Higueras, Jacob Miller, Maxime Siroul et Nicolas Scalliet, qui a aussi coréalisé la production artistique avec Alexandre Leroy, chargé de l’enregistrement et du mixage.

La chanteuse italienne Meri Lu Jacket apporte sa voix au titre.

Elle avait déjà rejoint le groupe sur scène pour la sortie de l’album à l’Orangerie du Botanique, en décembre 2025.

 

WILD BIRDS : Thomas Frank Hopper signe un clip animé coup de poing
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