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Wallonie sécurité routière | Accidents avec alcool au volant: dans 1 cas sur 2, la victime n'est pas le conducteur


Après plusieurs semaines d’attente, les voyants vont enfin passer à l’orange.

Les discothèques rouvriront leurs portes dès le 18 février.

Nous serons nombreux à fêter cette bonne nouvelle ce week-end en faisant la fête jusqu’au petit matin !

Pour ne pas gâcher ces bons moments, l’Agence wallonne pour la Sécurité Routière (AWSR) prend l’initiative de sensibiliser aux risques liés à la conduite sous influence, d’alcool en particulier.




L’AWSR a analysé les accidents de la route avec des blessés/tués impliquant un conducteur sous l’influence d’alcool. Perte de contrôle du véhicule, règles et signalisations ignorées, mauvais positionnement sur la route etc. sont les principales dérives observées. Car le conducteur alcoolisé sous-évalue les risques et surestime ses capacités au volant.

Mais surtout, les chiffres montrent que dans 1 cas sur 2, le conducteur sous emprise de l’alcool blesse ou tue d’autres personnes que lui.


LES ACCIDENTS AVEC ALCOOL EN WALLONIE


L’AWSR s’est intéressée aux accidents corporels impliquant un conducteur sous l’influence d’alcool en Wallonie. Les chiffres analysés proviennent des tests d’alcoolémie effectués par la Police, entre 2016 et 2020, exclusivement auprès des usagers de la route impliqués dans un accident corporel (avec blessés ou tués). Compte tenu des circonstances, en moyenne 7 conducteurs sur 10 sont soumis à un test d’alcoolémie à la suite d’un accident corporel.
 
On estime que les accidents impliquant un conducteur sous influence d’alcool causent chaque année environ 1/4 des accidents mortels soit près de 70 décès et plus de 2.000 blessés dont 100 graves.

Tous concernés
 
Les effets de l’alcool sur le comportement d’un conducteur peuvent engendrer des conséquences graves, non seulement pour le conducteur lui-même, mais également pour ses passagers et les autres usagers qui croisent sa route.  
En effet, l’étude de l’AWSR révèle que la moitié (52%) des victimes tuées ou blessées à la suite d’un accident impliquant un conducteur sous l’influence d’alcool ne sont en effet pas les conducteurs alcoolisés eux-mêmes, mais leurs passagers (29%) ou d’autres conducteurs ou piétons impliqués dans l’accident (23%). De fait, près de 3 accidents corporels sur 5 (57%) avec alcool impliquent des tiers.

Moins bonne maîtrise du véhicule
 
Un conducteur sous l’effet de l’alcool peut rencontrer des difficultés à maintenir sa trajectoire, il aura également du mal à rester concentré sur sa conduite et attentif aux signaux routiers. Par ailleurs, en cas de problème, il mettra plus de temps à réagir et sera donc moins apte à éviter une situation dangereuse.

Ces éléments se reflètent dans les statistiques d’accidents. Ainsi, les accidents liés à certaines manœuvres dangereuses révèlent un taux d'automobilistes positifs à l’alcool particulièrement élevé :
  • 35% pour la perte de contrôle du véhicule 
  • 30% pour une circulation à une place inappropriée sur la chaussée 
  • 25% pour le franchissement d’un feu rouge 
  • 21% pour un dépassement fautif.
 
Pas besoin de boire beaucoup
 
Même si la plupart des conducteurs révélés positifs à l’alcool à la suite d’un accident avaient consommé beaucoup d’alcool (80% d’entre eux avaient bien plus d’un gramme d’alcool dans le sang), il est néanmoins interpellant de constater que 10% d’entre eux n’étaient que légèrement au-dessus de la limite légale (fixée à 0,5 gr/L).  

Ceci démontre qu’il vaut mieux s’abstenir de consommer de l’alcool en consommant du 0%, plutôt que de se fixer une limite. Le risque d’avoir un accident existe bien dès le premier verre d’alcool.

Les moins de 50 ans particulièrement visés
  • 52% des conducteurs sous l’influence d’alcool impliqués dans un accident ont entre 25 et 44 ans
  • 26% ont entre 45-64 ans
  • 18% entre 18 et 24 ans.

Il s’agit majoritairement d’hommes.

Le week-end mais pas que…
 
L’analyse des accidents avec alcool reflète les habitudes de consommation de notre société. On retrouve ainsi un pic d’accident le jeudi soir à partir de 17h, moment souvent prisé pour les afterworks et fêtes estudiantines ainsi que les vendredis et samedis soir.
1 accident corporel sur 2 impliquant un conducteur sous l’influence d’alcool a lieu entre le vendredi après-midi et le lundi matin.


Solution : adopter les boissons festives à 0% ou prévoir son retour
La réalité de l’alcool au volant est accablante, et la responsabilité est lourde à porter. Une sortie arrosée peut se payer cher ! Dès lors, ne pas prendre le volant si on a bu, c’est la base. 

Heureusement, des solutions existent pour faire la fête sans alcool, et ainsi se préserver du risque d’accident de la route sur le chemin du retour.

Trop souvent, nous avons l’impression que le côté festif d’un évènement ne sera pas au rendez-vous sans alcool, sans même avoir essayé. Or, faire la fête sans alcool est désormais possible, car la gamme de boissons festives à 0% d’alcool est variée et présente presque partout.
 
A essayer sans faute à la réouverture des discothèques !
 
Et pour ceux qui veulent boire de l’alcool malgré tout, il y a d’autres solutions :
  • Penser à prévoir le co-voiturage avec un conducteur sobre désigné à l’avance
  • Prendre les transports en commun ou un taxi pour rentrer
➡️ Lien vers l'étude complète
 

Wallonie sécurité routière | Accidents avec alcool au volant: dans 1 cas sur 2, la victime n'est pas le conducteur
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