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Comment booster sa libido ? (Par Marie-Eve GREMMENS Sexologue - Hypnothérapeute - Coach à Ittre et Ottignies)

A une époque où la sexualité s’affiche sans pudeur, ne pas faire partie de ceux qui veulent souvent avoir des relations sexuelles peut être très angoissant.


Face aux caprices de notre libido, il y a des hauts, il y a des bas, au sens propre comme au figuré. Alors pourquoi faut-il booster sa libido ?


Sachant que quand on n’a pas envie, il ne s’agit pas de se forcer non plus ! Malgré tout, augmenter sa libido, c’est possible à condition de bien s’y prendre nous dit Marie-Eve GREMMENS sexologue et hypnothérapeute du Brabant wallon !


Le problème c’est qu’on vit dans une société bourrée d’injonctions sur la libido et donc on pourrait croire que tout le monde devrait avoir besoin de faire l’amour à tout instant ! Or, ce n’est pas la vraie vie ! Ca l’est dans les films et les séries mais pas dans la vraie vie !


Donc quand on a la libido trop basse, il y a un intérêt à se demander si vraiment elle est trop basse ou est-ce que je suis normal(e) ?



Qu’est-ce qui peut faire penser qu’on a une libido trop basse ?



D’abord, avoir une idée préconçue sur ce qui est normal.


Dans le cadre de ma pratique, j’entends souvent « un couple normal fait normalement l’amour 2 à 3 fois par semaine » alors que la normalité dans ce domaine-là n’existe pas. On peut très bien être heureux en faisant l’amour 2 à 3 fois par mois ou tous les soirs MAIS il n’y a pas de normalité !


Ensuite, ça peut être la pression ressentie par le partenaire. Plus il y a des pression, moins on a envie. Entendre plusieurs fois par jour « Mais tu n’as jamais envie »,  «Avec mes ex, on le faisait plusieurs fois par jour » ou « T’as vraiment un problème avec le sexe » ne risque pas de donner envie. C’est même plutôt l’inverse !
La personne concernée risque d’avoir de moins en moins envie et de croire qu’il/elle n’est pas normal(e ).


Alors que si cette personne était avec quelqu’un qui est plus pausé et plus calme, elle pourrait avoir plus d’envie. C’est comme cela que des personnes que je reçois peuvent me dire « avec un(e ) tel(le) j’ai plus d’envie qu’avec un(e ) tel(le ) » ou « avec mon ex, je n’avais jamais envie ».


Enfin, se comparer aux autres en terme de fréquence sexuelle par semaine, par exemple, sans réellement tenir compte du temps consacré à la sexualité. Il y a par exemple, des personnes qui font l’amour toutes les semaines, pendant 3heures et d’autres qui le font tous les jours pendant 5 minutes (et donc au final, ils auront consacré moins de temps dans leur sexualité que ceux qui font l’amour toutes les semaines, pendant 3 heures).


Ceci pour en arriver au fait que les personnes s’autoanalysent, se comparent à ce qui est comparable et l’amour est difficile à comparer et à quantifier… et donc, pour se rassurer, les hommes mesurent les centimètres, calculent les secondes, les minutes, le nombre de fois et essaient de se comparer et c’est ça le problème !


Il existe des personnes qui se disent « Moi je n’ai pas du tout envie » et dans ces cas-là, il y a d’abord un intérêt à se demander pourquoi… Eh oui, normalement, on a tous une libido

L’idée ce serait de se dire, je suis à vélo et je serre les freins. Qu’est-ce qui fait que je freine si fort ?

Cela est valable à tous les âges, même chez les personnes âgées. Une femme de 80 ans peut prendre beaucoup de plaisir dans sa sexualité.
 

Qu’est-ce qui peut freiner la libido ?



Tout d’abord, certains médicaments (contre le cancer de la prostate, les anti-dépresseurs, la pilule…) qui peuvent freiner la libido. Il y a donc un intérêt à bien lire la notice.


Ensuite, les problèmes de santé comme la dépression, l’anorexie mentale, toutes les sortes de maladies chroniques peuvent avoir un impact sur la libido.


Cela peut aussi être un problème de couple. Il y a, en effet, des couples où il y a la présence de pression, de tensions, de frustrations entre les partenaires ou bien que l’un des partenaires en veut beaucoup à l’autre partenaire, éprouve des ressentiments, de la colère ou de la jalousie. Cette émotion négative risque de contre-balancer le désir. 


Les personnes concernées peuvent avoir l’impression qu’elles n’ont pas de désir alors qu’en fait, il est toujours là mais l’émotion négative fait comme une vague : elle emporte ce désir et les personnes ne ressentent plus de désir.


Quand c’est un problème de couple, je conseille de communiquer, mettre des mots sur ce qui ne va pas. Sinon, le risque c’est de ne pas retrouver de désir si on a du ressentiment envers son partenaire. Cela va permettre à la libido de revenir.
 
Maintenant, dans le cadre de ma pratique, je me rends compte qu’il y a énormément de personnes qui ne prennent pas de médicaments, qui communiquent dans leur couple et qui, pourtant, expliquent ne pas avoir de libido. Je pense qu’il y a un intérêt à penser la sexualité pendant la journée (on a tous des pensées sexuelles durant la journée) et s’autoriser à y penser.


En effet, si on évacue toutes les pensées de cette ordre-là en se disant « j’ai autre chose à faire, je pense à autre chose». Plus on évacue ses pensées sexuelles moins on a de libido ! Donc, on retient que quand on a une pensée sexuelle, on la retient, on l’alimente, on alimente l’énergie dans ce domaine-là.  C’est ce qu’on appelle une autostimulation érotique.


Enfin, se consacrer du temps pour la sexualité est essentiel. Beaucoup de personnes dans notre société ont une to do list plus que complète, une vie sociale et active bien remplie et cela laisse peu de place au couple et à la sexualité.
 

Et si on a envie de booster sa libido…


 
La lecture de livre érotique est extrêmement efficace auprès des femmes. C’est d’ailleurs pour cela qu’il existe aujourd’hui un grand renouveau au nouveau des livres érotiques. E.L. James, l’auteure de 50 nuances de Grey, a permis de mettre en pratique des désirs et fantasmes inavoués. Les ébats d’Ana Steele et Christian Grey ont permis d’accomplir des fantasmes sexuels voire amoureux.


Certaines scènes décrites ont permis à des lectrices de s’instruire pour accroître leur plaisir sexuel. L’identification à un personnage peut permettre également de s’ouvrir à d’autres pratiques. Le fait de se projeter (ou pas ) permet de toute façon de stimuler l’imaginaire et c’est en cela que c’est intéressant !


Je conseille régulièrement à mes patients d’avoir des lectures érotiques pour ces vertus thérapeutiques-là sur eux et sur leur couple qui peut retrouver un nouveau dynamisme, de raviver un imaginaire érotique. Les effets sont rapides : Conscientiser une situation, « relancer la machine » et penser à la sexualité de manière positive c’est un pas de géant dans la prise en charge thérapeutique.


Il existe aujourd’hui un vaste de choix de livres érotiques et souvent, j’invite les personnes à rechercher ce qu’elles aiment sans suggérer de titre en particulier ?


En effet, le choix de la lecture ne se fait pas par hasard. Il se fait en fonction de préférences sexuelles du moment, de l’âge de la personne et de l’année. Une femme de 30 ans ne fera sans doute pas le même choix qu’une autre de 60 ans.


Enfin, une chose importante aussi c’est d’exprimer à son partenaire ce qui vous donne envie et d’écouter ce qui lui donne envie. Juste de communiquer « Voilà moi ce qui me donne envie c’est… » c’est déjà avancer dans le processus


Marie-Eve GREMMENS
 Sexologue - Hypnothérapeute - Coach

Ittre - Ottignies - Brabant wallon


www.lesdigues.be    

http://marie-eve-gremmens.be   
 

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